#Sodebo Ultim' 3

Sodebo Ultim 3 au départ de la Rolex Fastnet Race Un géant dans une course de légende

Après un premier match d’échauffement réussi fin mai lors de l’Armen Race que Sodebo Ultim 3 a remporté, Thomas Coville et ses six équipiers seront samedi à 13H30 heure française devant Cowes pour prendre le départ de la plus mythique des grandes classiques de la course au large en équipage.

« Après 4 mois de mise au point, c’est le début de la compétition. On a beaucoup appris lors de chaque navigation sur le bateau. Nous sommes dans une phase de progression constante. Maintenant on va s’exposer, se comparer, cela va aussi permettre de faire évoluer le bateau. Commencer par le Fastnet, cette course mythique c’est fantastique. Ça lance notre saison et surtout je suis curieux de voir comment on va se confronter aux autres. On a envie de se mettre la pression et d’aller jouer la gagne. »

Pour cette épreuve bientôt centenaire, le skipper de Sodebo Ultim 3 s’est entouré d’un groupe d’experts avec lequel il navigue depuis mars dernier pour mettre au point ce géant à l’architecture révolutionnaire. Le dernier né des Ultims est un trimaran à foils de 32 mètres de long par 23 mètres de large.

Pour courir le Fastnet 2019, Thomas Coville embarque avec lui Jean-Luc Nélias, son fidèle bras droit (marin surqualifié en charge de la météo, de la navigation et de la performance du bateau), François Duguet (boat captain qui assurera les manœuvres à l’avant), Thierry Briend (équipier fidèle, fin régatier et régleur des voiles), Sam Goodschild (le « local » de la course, en charge du « piano » , véritable tableau de bord des manœuvres), Thomas Rouxel (apportera son touché de barre et son expérience du large), Martin Keruzoré (le media man qui, avec sa caméra, est chargé de partager la course en version inside).

Même si la météo promet des vents légers, le parcours de 605 milles entre Cowes et Plymouth en contournant le mythique rocher irlandais du Fastnet présente tout le catalogue des difficultés de la course au large comme l’explique Thomas : « Tout d’abord, le départ va être impressionnant car c’est une ligne emblématique devant Cowes avec aussi beaucoup de bateaux (437 bateaux au départ). En longeant la côte jusqu’à la pointe Sud de l’Angleterre, il faudra être sur le qui-vive et les réglages, il y a aussi beaucoup de courants. Ensuite la traversée jusqu’au Fastnet, à l’échelle de nos bateaux, c’est un saut de puce. On va avoir beaucoup de travail tant les réglages sont subtils sur un bateau très exigeant comme Sodebo Ultim 3. Ce n’est pas une petite régate à la journée, il y a aussi une nuit, cela donne du caractère à cette course, une autre ambiance. Une course aussi rapide est forcément intense. La zone de vie permet d’être très réactif. Pendant toute la durée de la course (selon la météo, la course devrait durer entre 24 et 36 heures pour les 4 Ultims engagés), tout l’équipage sera sollicitée en permanence pour les réglages, pour les manœuvres et les changements de voiles. »

Sodebo, la liberté a du bon !