Les premières réactions de Thomas Coville à son arrivée :
De multiples péripéties :
« Notre projet avec toute l’équipe était d’enchaîner, la même année, le Trophée Jules Verne, un record autour du monde en équipage, et la Route du Rhum en solitaire. C’était un peu une gageure, mais on a réussi. La course est tout de suite partie très fort avec les deux leaders, Tom Laperche et Armel Le Cléac’h, et j’étais en embuscade derrière. Très vite, j’ai perdu l’un de mes foils. Quelques jours plus tard, j’ai perdu le deuxième. Je n’ai aucune idée des raisons de ces casses. Nous ferons un débriefing technique le moment venu. En tout cas, il n’y a pas eu de choc. Cela relève de notre responsabilité. »
Ne rien lâcher
« Deux foils en moins, en termes de performance, c’est catastrophique. Je n’avais jamais autant planté les trois étraves en Ultim. J’étais très déçu de voir ma performance si dégradée. Et pourtant, je n’ai jamais rien lâché. Au départ, je voulais être un métronome et j’y suis parvenu. Pour aller chercher cette deuxième place, je suis allé très, très loin. Je suis fier de ce que j’ai produit avec les armes dont je disposais. Sur cette Route du Rhum, je voulais voler sur l’Atlantique. C’est raté, je n’ai pas volé, ou très peu. Mais je suis allé jusqu’au bout de moi-même. Je n’ai aucune amertume par rapport à ce que j’ai réalisé.
J’ai particulièrement apprécié la complicité construite avec Benjamin Schwartz. Tout au long de la course, nous sommes restés dans notre bulle. Les avaries se sont multipliées, mais on a adoré délivrer le meilleur match possible, tous les deux, avec aussi Philippe Legros, Simon Fisher et Chris Bedford dans la cellule de routage. »