Tu navigues au contact de Pierre Quiroga et Baptiste Hulin, à la poursuite du leader Basile Bourgnon. Cette confrontation directe est-elle stimulante ?
Léonard Legrand : « Oui, c’est cool d’être si proche d’eux, mais le problème, c’est qu’ils ne lâchent pas un mètre. Le rythme est effréné et il est difficile de se reposer. La fatigue s’accumule et on s’interroge tous sur la route à emprunter dans les prochains jours. On en discute avec la cellule de routage. En tout cas, une partie compliquée nous attend, avec du vent fort à venir. »
Malgré la compétition acharnée, la prudence reste donc de mise…
Léonard Legrand : « Oui, le plus compliqué, c’est de réussir à fermer les yeux quand le bateau déboule à pleine vitesse. C’est un exercice un peu nouveau pour moi. Il faut avoir confiance dans l’électronique et les systèmes de largage. Le chavirage de Matthieu Perraut rappelle à quel point les Ocean Fifty sont des bateaux instables. Il faut donc rester très vigilant. En tout cas, je suis content de mon début de course. La compétition bat son plein et j’aime ça. Je suis dans mon élément ! »