Premier tour du monde en solitaire, en Ultim, cette course marque une étape à part dans l’histoire de la voile. Un défi à la hauteur de ces trimarans hors norme et de ceux qui les mènent, avec un parcours autour de la planète d’ouest en est, par les trois caps mythiques : Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn. Plus de 21 000 milles à parcourir, des semaines seul en mer, où il ne s’agit pas seulement d’aller vite, mais d'encaisser, avancer et tenir dans le temps.
Avec Thomas, ce rendez-vous, on l’avait en tête depuis longtemps. Depuis les premières tentatives autour du monde, les records, cette envie constante d’aller plus loin. C’est aussi dans cette perspective qu’est né Sodebo Ultim 3, pensé dès le départ pour ce type de défi : un bateau capable de voler, mais surtout de durer, d’affronter les mers du Sud et de tenir seul, autour du monde.
Car le tour du monde est un fil rouge dans le parcours de Thomas. Depuis 1997, il en a fait son terrain d’expression, en équipage comme en solitaire, en multicoque comme en monocoque. Des tours, des tentatives, des apprentissages, jusqu’au record de 2016 en solitaire. 49 jours, 3 heures et 7 minutes. Une référence, mais jamais une finalité.
Sur une telle course, l’expérience est précieuse, mais rien n’est acquis. Chaque tour du monde impose ses propres règles, oblige à rester lucide, humble, engagé du début à la fin.
Alors forcément, sur cette première édition, il y avait quelque chose en plus. Un côté pionnier. La sensation d’ouvrir une voie, d’écrire une nouvelle page de notre sport, aux côtés des autres marins engagés dans la même aventure.
Un tour du monde. En Ultim. En solitaire. Un défi hors norme. Et une aventure profondément à notre image.