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Sodebo Ultim 3 de retour en course après son escale en Tasmanie ! Arkea Ultim Challenge Brest

Au petit matin à Hobart, Sodebo Ultim 3 est reparti en course après 2 jours, 2 heures et 39 minutes d’arrêt au stand.

Pour des raisons de sécurité Thomas Coville et son équipe technique avaient fait le choix d’une escale technique à Hobart en Tasmanie alors que le skipper de Sodebo Ultim 3 pointait en deuxième position derrière Charles Caudrelier et devant Armel Le Cléac’h.

Sur cette course autour du monde inédite en Ultim et en solitaire, les escales sont autorisées, imposant un arrêt minimum de 24h. Le chrono de l’escale a été déclenché mercredi 31 janvier à 19h57 (heure française) et le skipper de Sodebo Ultim 3 a fait son retour en course officiellement ce vendredi 2 février à 22h36 (heure française).
Cet arrêt au stand aura duré plus que le minimum imposé compte tenu des conditions météo particulièrement agitées avec deux dépressions qui s’étendent sous la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande.

C’est une nouvelle histoire qui commence pour Sodebo Ultim 3 qui repart en troisième position à 3500 milles du leader le Maxi Edmond de Rothschild (Charles Caudrelier) et à 300 milles du Maxi Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h).

Thomas Coville au départ de Hobart :

« C’est le lever du jour sur la Tasmanie, je garderai de cet endroit un souvenir incroyable. Evidemment, ce n’était pas le projet de s’arrêter sur ce Tour du monde. On est au bout du monde. Après c’est l’Antarctique. Ça se ressent d’ailleurs dans la fraicheur. Il fait assez frais, on est dans l’été mais ça pique déjà un peu. Je sais que je vais bientôt aller dans du froid.

Ce matin, l’idée c’est de retourner dans la course, de retourner dans ce duel avec les autres autour de la planète sur Sodebo Ultim 3, sur un engin volant. Il est de nouveau avec des foils utilisables puisque depuis l’Atlantique Sud, on était handicapé, c’était très compliqué de les utiliser, en faisant beaucoup de manœuvres engagées sur le flotteur. En termes de sécurité, c’était vraiment la limite de ce qu’on était capable d’accepter ou de ce que j’étais capable d’accepter. On repart avec un bateau vraiment révisé.

L’objectif pour l’équipe venue sur place était de remettre le bateau en sécurité, et puis à la moitié du Tour du monde on en a profité pour le re-fiabiliser.

Notre route passait juste à côté, donc on a profité de tous ces paramètres pour en faire une stratégie de « stop and go », de « box box ». Entre nous on a appelé cette escale l’opération « Box Box » (comme en sport automobile). On verra d’ici 2,3,4 jours…  La météo est engagée pour repartir, on joue encore avec des systèmes dépressionnaires très violents et très difficiles. L’enjeu sera de passer entre la Tasmanie et le Sud de la Nouvelle-Zélande. Il y a une transition importante, radicale et difficile à faire. Avec la cellule routage qui me suit depuis la terre, ce n’est pas le choix le plus facile mais c’est le choix qui nous remet dans la compétition. Nos concurrents sont sur des routes très différentes en ce moment, c’est un peu disparate. On voit bien que la météo est difficile, complexe et que chacun tente avec ses atouts et ses choix d’en tirer le meilleur. On verra d’ici quelques jours comment les cartes se seront redistribuées.

C’est une nouvelle histoire d’une deuxième partie de Tour du monde qui démarre. Le bateau vraiment bien révisé, de nouveau « safe » et moi j’ai eu cette chance de passer presque 36 heures à me reposer donc ça compte aussi d’être frais. Je sais que ce qui m’attend est difficile et engagé. Il faut que je sois bien focus et concentré sur ce qu’on va faire. Depuis le début, on n’a pas été épargné par la météo. Il y aura encore de l’engagement, c’est technique, mais cette course c’est aussi l’aventure.

La motivation est là, on va faire quelque chose d’engagé, ce demi-tour du monde devant nous va être encore plein de rebondissements, ça c’est sûr, il va falloir s’adapter, réagir, agir, décider…

Rendez-vous à Brest ! »

Le mot de la cellule routage
Philippe Legros :
« Nous ne voulions pas repartir trop tard dans la course. Les conditions sont encore dures mais si on attendait que ça soit plus clément, Thomas ne serait pas parti avant dimanche ou lundi. On a donc fixé le départ à aujourd’hui. Il va devoir faire le dos rond pendant 36 à 48 heures en essayant de composer avec la violence des éléments. La météo ne nous permet pas de faire une route Nord comme Armel Le Cléac’h. Nous allons contourner la Nouvelle-Zélande par le Sud en essayant de trouver le bon timing et le bon passage pour passer entre les deux dépressions. Ce ne sera pas facile avec des vents de plus de 35 nœuds et une mer très formée avec des vagues de plus de 6 mètres. »

Crédit photo : Vincent Curutchet – Team Sodebo

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